Indochine jusqu'à maintenant, c'est ma passion la plus construite, la plus longue, la plus intense.
Les rencontres aussi qui en ont découlées restent en moi comme un déclic. Tous les fans sont unanimes : Nous devons à Indochine un immense Merci.
Toutes mes années de collège je me suis sentie seule et nulissime. J'avais besoin d'un univers bien à moi pour me sentir comprise.
En seconde, j'ai ressorti ce magnifique album qu'est paradize. A chaque note des frissons, à chaque chanson de nouvelles sensations, à chaque phrase un coup de point dans l'estomac, et cette voix si poignante... J'ai alors écouté le CD en boucle; c'était mon seul et unique CD à l'époque.
Puis, je me suis ruée sur Alice & June qui était sortie peu de temps auparavant; et je l'ai écouté en boucle, lui aussi.
Petit à petit j'ai complété ma collection, avec de nouvelles émotions à chaque découverte.
Je peux distinguer trois phases dans mon "fanatisme" :
- Première période : celle ou j'étais ennivrée par la musique et la voix du chanteur, Nicola Sirkis qui était devenu mon idole, un put*** de fantasme. Mais c'est assez vite passé à vrai dire.
- Puis, j'ai eu une période de peurs, doutes, de saturations, et d'envie d'étrangler tous les fans qui disaient qu'elles se reconnaissaient dans June. J'étais tellement possessive, que je n'avais pas envie d'admettre qu'il existait d'autres fans vivant des choses similaires aux miennes.Ou du moins, qu'il existait des fans que je n'apréciais pas.
- Et enfin, maintenant, je pense être dans la période la plus posée. Je suis sereine en écoutant Indochine; bien que je n'écoute plus en boucle. J'ai peut-être moins d'émotions au niveau musical. Certainement beaucoup moins de pulsions pour Le Sieur Sirkis; et encore moins de rejet des autres fans (c'est le moins qu'on puisse dire : maintenant je suis devenue fan de presque tous les fans XD). Et cette prise de distantce face au groupe m'a permi de me pencher davantage sur cet univers qui me passione tant; sur ces paroles si touchantes. J'ai petit à petit analysé les textes de Nicola Sirkis, et j'ai ainsi appris à le connaître sous un autre angle. J'ai davantage recherché ce qui me plaisait dans l'ambiance indochinoise : les thèmes abordés ma touchent beaucoup. La tolérence, la sexualité, l'homosexualité, les rapports à la vie et à la mort (ainsi qu'au suicide), l'adolescence et ses difficultés (anorexie, recherche de soi...) et bien d'autres encore que je dois oublier. [d'ailleurs, Les Mauvaises Nouvelles, de nicola Sirkis, rejoignent totalement cet univers qui me passionne et que j'ai envie de partager]

